Lors d’une conférence de presse le 9 février, les Viandes limousines Label rouge (bœuf, veau, porc et agneau) ont affiché des ventes en baisse pour 2023, principalement en raison de l’inflation qui modifie les choix des consommateurs. Les reculs les plus importants concernent le veau du Limousin sous la mère, avec -15,6% (à 1396 t), et le bœuf, à -14,5% (6340 t). Le Limousin junior recule, lui, de 8,6% (à 2008 t). Au-delà des conséquences de l’inflation, le président de Limousin promotion Jean-Pierre Bonnet s’inquiète de la «diminution de la production par élevage», selon Les Marchés. «Les élevages se regroupent avec une diminution du nombre d’animaux, donc de production», constate-t-il. Une décapitalisation qui provoque une «surcapacité régionale en outils d’abattage de bovins, estimée à 20-25%», selon Jean-Marc Lescure, directeur de Limousin promotion. Les Viandes limousines espèrent relancer la consommation en accentuant leur communication. Au cours du Salon de l’agriculture, elles dévoileront leur nouvelle identité et présenteront leur partenariat avec les vignerons des côtes-de-bourg, qui a débouché sur la création d’une cuvée spéciale.
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