Les premiers résultats concernant la présence de molécules pouvant donner un «goût de fumée» au vin sont «rassurants» pour le vignoble bordelais, après les incendies qui ont brûlé plus de 28 000 ha de forêt en Gironde, a appris l’AFP le 30 août lors d'une conférence à l'Institut des sciences de la vigne et du vin. «À ce stade, les premiers résultats analytiques sont rassurants», a indiqué Vincent Renouf, d.g. du laboratoire Excell, expliquant que 400 analyses avaient été faites. Sur des composés connus qui participent au «goût de fumée» dans le vin, «on reste sur des niveaux inférieurs aux seuils de perception théorique», a-t-il ajouté. Il l'a notamment expliqué par le fait que les incendies avaient frappé «très tôt» avant les vendanges, contrairement aux incendies en Californie en 2020 ou en Provence en 2021. Le raisin n'avait pas encore beaucoup de sucre et n'a pas pu beaucoup «glycoliser» les molécules issues de la combustion du bois (phénols volatils) : «Si le raisin n'a pas assez de sucre, ça (ces molécules, ndlr) ne rentre pas», a-t-il expliqué. «Dans le vignoble (bordelais), il n'y a aucune inquiétude», a assuré Dominique Guignard, patron du syndicat des Graves.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Influenza aviaire : deux cas dans des élevages du Sud-Ouest, dont un premier en Occitanie
Ces derniers jours, malgré l’abaissement du niveau de risque en France, deux nouveaux foyers d’influenza aviaire ont…
Prairies : la pousse de l’herbe démarre en trombe, record depuis 1989
« La pousse cumulée des prairies permanentes en France (hors Drom) est supérieure de 53 % à la moyenne…
Bovins viande : selon l’Idele, le marché « se réajuste »
La récente baisse des prix des bovins viande s’explique par « un réajustement du marché européen », et les cours…