Face à l'épisode de mildiou qui frappe notamment le vignoble bordelais et au refus des assureurs d'indemniser les exploitants touchés, le Modef a estimé le 2 août que «l'État n'est pas à la hauteur de cette catastrophe». «Plus de 90% du vignoble est touché» en Gironde, et des surfaces sont «déjà condamnées à ne pas être vendangées», selon un communiqué du syndicat réclamant l’intervention de l’État via la solidarité nationale. La fédération des assureurs a fait savoir que la perte de récolte provoquée par la maladie n'était pas couverte par le contrat multirisque climatique en vigueur. Pour le Modef, la réforme de l'assurance récolte introduite par la loi du 2 mars 2022 «montre déjà ses limites». Le syndicat «demande en urgence» d'activer le «troisième étage» du nouveau dispositif, celui des aléas exceptionnels, qui déclenche une intervention de l'État via la solidarité nationale, y compris pour les agriculteurs non assurés. Les difficultés liées au mildiou amplifient «une grave crise économique», poursuit le Modef. En cause, une «surproduction», d’après le syndicat qui fustige «des choix désastreux pris par l’État comme la fin des droits de plantation remplacés par des autorisations permettant l’accroissement du vignoble français et européen».
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