Entre gels précoces, fortes pluies et sécheresses, la production mondiale de vin a chuté cette année de 7%, à son plus bas niveau depuis 1961, selon une estimation de l'Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV) publiée le 7 novembre. La France, avec une récolte stable, redevient au passage le premier producteur de vin au monde devant l'Italie, en recul de 12%. La vendange est chiffrée au total entre 241,7 et 246,6 Mhl. Dans l'hémisphère nord, elle a pâti de divers aléas en Espagne (-14%) et en Grèce (-45%). En France, de fortes disparités sont relevées: le Bordelais et le Sud-Ouest ont subi le mildiou, le Languedoc-Roussillon des vagues de chaleur et la sécheresse; des volumes «particulièrement importants» sont attendus dans le Cognac, en Corse et en Champagne. Des pays tirent leur épingle du jeu, notamment les Etats-Unis (+12%) qui restent quatrième producteur mondial, à la faveur de températures fraîches et de fortes pluies hivernales dans la Napa et la Sonoma. L’OIV voit un aspect positif dans la petite récolte. «Avec une consommation mondiale en déclin et des stocks élevés dans de nombreuses régions du monde, cette faible production attendue pourrait rééquilibrer le marché mondial.»
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