Selon une étude, publiée le 11 octobre dans la revue iScience, le changement climatique est favorable à la qualité du vin de Bordeaux. Les bons millésimes sont liés à des étés chauds et des hivers humides, affirment les chercheurs qui ont croisé les données météo et les notes de dégustation sur plusieurs décennies. Or, de telles conditions sont amenées à devenir plus fréquentes. «Les effets de la température et des précipitations se produisent tout au long de l'année», avance l’un des auteurs, Andrew Wood, de l’Université d’Oxford : pas seulement en phase de croissance de la vigne mais aussi pendant la dormance. Des hivers froids et humides, des printemps doux et pluvieux, des étés chauds et peu arrosés, des automnes frais et secs sont associés aux vins de bonne qualité. Vu l’évolution du climat, «les vins continueront probablement à s'améliorer à l'avenir», considère le chercheur. Les notes obtenues par les bordeaux montrent déjà une progression entre 1950 et 2020, d’après l’étude. En cause, le changement climatique mais aussi d’autres facteurs, comme l’utilisation croissante de techniques de vinification, l’adaptation des producteurs aux goûts des consommateurs, peut-on lire. «Les gens préfèrent généralement les vins plus forts», relève Andrew Wood. C’est justement la tendance avec le réchauffement.
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