Le déblocage de fonds européens d’un montant de 15 millions d’euros destinés à financer l'inclusion dans le vignoble sudafricain, prévu dans le cadre de l’accord de 2002, suscite la polémique dans un contexte de crise du secteur en Europe. « Une faute morale et politique grave », s’emporte même l’eurodéputée française Céline Imart (PPE) dans une question écrite adressée le 30 juin à la Commission européenne et co-signée par plusieurs eurodéputés de droite et d’extrême droite (PPE, ECR et Patriotes). Un discours qui a trouvé un écho parmi les professionnels du secteur, notamment en France. « Au moment où nous vivons une crise d’ampleur, je trouve cette décision inadmissible et une vraie provocation pour la filière viticole européenne », a ainsi vivement réagi Jérôme Despey, premier vice-président de la FNSEA (syndicat majoritaire) et viticulteur. Il faut dire que la concomitance avec les discussions autour du paquet Vin n’aide pas. Très attendu par un secteur en crise et s’inspirant très largement des recommandations du groupe à haut niveau, ce train de mesures, proposé par Bruxelles à la fin mars, doit permettre de mieux réguler la production européenne. Il offre ainsi davantage de flexibilités à des mesures comme la distillation, l’arrachage ou la vendange en vert afin de mieux lutter contre la surproduction.
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