Exemptés des dispositions de la loi Egalim 2 qui instaurent la non-négociabilité du prix des matières premières agricoles, les vignerons d’appellation d’origine (Cnaoc) veulent «rouvrir le débat» sur l’intérêt de s’y soumettre. Leur confédération a annoncé le 1er février son intention de présenter au gouvernement «sous une dizaine de jours» une plateforme de revendications face à la crise viticole. Egalim en fera partie. Déjà, le Syndicat des vignerons des côtes-du-rhône affirme, dans un communiqué commun, vouloir «porter auprès des pouvoirs publics l’impérieuse nécessité d’appliquer la loi Egalim sur les transactions vrac, dans un cadre interprofessionnel et pour les appellations qui le souhaitent». Une position qui ne sera «probablement pas la seule» parmi les autres fédérations, déclare à Agra Presse le président de la Cnaoc Jérôme Bauer. «On doit rouvrir le débat sur Egalim. Le vin en est aujourd’hui exempté. Mais est-ce encore dans notre intérêt, vu le renforcement annoncé des contrôles?» La loi concerne uniquement les relations commerciales avec la grande distribution. Il s’agit pour la Cnaoc d’en élargir le périmètre. «Egalim doit pouvoir s’appliquer au négoce, qui serait tenu de prendre en compte le coût de production du raisin.»
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