Lors d’une conférence organisée le 31 octobre, Interbev (interprofession bétail et viandes), l’Institut Veblen et la FNH (Fondation pour la nature et l’homme) ont appelé la Commission européenne à «établir un moratoire sur les accords de libre-échange». Formulée à moins d'un an des élections européennes de juin 2024, cette demande est soutenue par des élus français et européens, ainsi que par les interprofessions Intercéréales (céréales), Terres Univia (oléoprotéagineux), AIBS (betterave et sucre) et Anvol (volailles de chair). Dans le détail, les signataires veulent mettre en pause les accords en cours de négociation (Australie, Inde, etc.) ou de ratification (Nouvelle-Zélande, Mexique, Chili, etc.), afin de s’assurer de «leur compatibilité avec les ambitions affichées par l’Union européenne en matière de souveraineté alimentaire et de transition écologique», d'après un communiqué. Ce moratoire fait partie d’une feuille de route comprenant quatre autres mesures demandées par Interbev, la FNH et l’Institut Veblen: refus de la ratification de l’accord UE/Mercosur; établissement au niveau français d’une liste de mesures miroir prioritaires; mise en place de contrôles dans les pays exportateurs; élargissement du règlement européen sur la déforestation importée (en termes de produits et de zones géographiques couvertes).
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