Les grandes compagnies aériennes européennes ont affirmé le 14 octobre qu'elles seraient forcées de demander un « délai » face à l'obligation de recourir à davantage de carburants d'origine non fossile, sauf action rapide de la Commission européenne pour en stimuler la production sur le Vieux continent. Ces transporteurs, fédérés par le groupe Airlines for Europe (A4E), avaient déjà mis en doute fin mars la faisabilité des objectifs d'incorporation de ces carburants d'aviation durable (en anglais « sustainable aviation fuels », SAF) dans les réservoirs de leurs avions à l'horizon 2030. L’UE, dans le cadre de ses efforts de décarbonation, impose qu'une partie croissante des carburants d'aviation soit issue de sources renouvelables. Fixée à 2 % depuis le début de l'année, la part de SAF doit monter à 6 % en 2030 et progressivement jusqu'à 70 % en 2050. A4E a aussi réclamé à la Commission européenne un « dialogue stratégique » avec le secteur aérien, comparable à celui noué par l'exécutif avec l'industrie automobile, qui espère de son côté un assouplissement de l'interdiction prévue en 2035 de la vente des véhicules neufs à moteur thermique.
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