Ce 5 juin, l’Anses a indiqué à l’AFP qu’elle devrait publier « en fin d’année » ses travaux en cours visant à évaluer l’exposition humaine au cadmium, afin de définir « des leviers d’action pour réduire l’imprégnation de la population française ». L'AFP interrogeait l'Anses après qu'un courrier d'alerte a été adressé au gouvernement par des organisations de médecins. « Une explosion de la contamination des jeunes enfants existe », liée à « leur consommation d’aliments de la vie courante tels que les céréales du petit déjeuner, les pains et leurs dérivés, les pommes de terre », affirment les Unions régionales des professionnels de santé - Médecins libéraux (URPS) et leur structure nationale dans un communiqué publié à l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement. Ces organisations ont adressé le 2 juin au Premier ministre, ainsi qu’aux ministres de la Santé et de l’Agriculture, un courrier, consulté par l’AFP, pour exprimer leur « grande inquiétude devant la contamination des Français, particulièrement des femmes et des enfants, au cadmium ». Celle-ci « est très largement imputée à l’épandage d’engrais phosphatés contenant trop de cadmium », ont pointé ces médecins.
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