Dans une décision rendue le 31 août, repérée par nos confrères de la Dépêche, le tribunal administratif de Toulouse considère que la préfète Sylvie Feucher «semble avoir directement méconnu l’autorité» des décisions rendues courant août concernant les arrêtés d’effarouchement. Alors que sept arrêtés avaient été annulés par deux décisions du 4 et du 22 août, la préfecture avait publié de nouveaux textes révisés pour les estives d’Arreau et Ustous, autorisant les effarouchements du 30 août au 1er septembre. Citée par la Dépêche, la préfecture de l’Ariège «prend acte de cette décision du tribunal administratif et étudie toutes les mesures alternatives qui pourront être prises pour accompagner et sécuriser les éleveurs». À la veille de cette dernière audience, l’association One Voice avait même exigé la démission de la préfète de l’Ariège. «Nier ainsi la justice de manière répétitive, dans un État de droit, est absolument inacceptable», s’est agacée l’ONG dans un communiqué. Mais alors que l’automne approche, et que les troupeaux vont commencer à descendre des estives, la prédation pourrait s’intensifier. Et faute de réponse de l’Etat à la détresse des éleveurs, «les réactions risquent d’être vives», prévient Cécile Giboureau, s’inquiétant d’éventuelles actions en-dehors des cadres publics ou légaux.
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