En matière de planification écologique, « la France se distingue de beaucoup d’autres pays en ayant une approche transversale et une structure chef d’orchestre de la mise en œuvre de sa planification », à savoir le SGPE (Secrétariat général à la planification écologique) : c’est le constat positif du rapport de Barbara Pompili, ex-ministre de la Transition écologique (2020-2022), remis le 3 mars à l'actuelle ministre Agnès Pannier-Runacher et consacré à la planification écologique dans les pays du G20 et de l’UE. Le rapport cite aussi le ministère indonésien de la Planification du développement national (Bappenas) comme un bon exemple. Parmi les 11 recommandations du rapport : « maintenir le SGPE auprès du Premier ministre » et « le renforcer dans son rôle de pilotage » (n° 4) ; doter la France d’une « entité d’évaluation » de sa planification, indépendante, qui appuiera le SGPE (n°5). Par ailleurs, le rapport recommande de « construire un narratif » dans lequel la transition est « un moyen et non une fin » (n°1), d’inscrire dans la loi l’obligation d’une planification écologique (n°2) avec un suivi annuel devant le Parlement (n°6), ou encore de doter la France d’une planification à échéance 2040 et 2050 « qui doit intégrer ses objectifs en matière d’adaptation et de reconquête de la biodiversité » (n°7).
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