Face au risque d'obstruction de l'opposition contre la proposition de loi Entraves, le président du groupe Modem, Marc Fesneau, estime que la faute en revient à ses auteurs et promoteurs : «Quand vous ouvrez autant de chantiers complexes et objets de multiples dissensions comme l'OFB, l'Anses, la gestion de l'eau, les ICPE, les phytosanitaires, dans une seule proposition, vous en faites un totem. Dans une assemblée sans majorité, il suffit à l'opposition de déposer 800 amendements, et c'est fini. Ceux qui ne voient pas cela pêchent soit par amateurisme, soit par hypocrisie», explique-t-il à Agra presse le 8 mars. Accusé à demi-mot de vouloir retarder l'examen du texte, Marc Fesneau s'en défend: «Personne ne bloque le calendrier qui est à la discrétion du gouvernement. Ce texte devait être examiné au mois de juin, comme cela nous avait été annoncé par le gouvernement. Ceux qui ont fait pression au Salon pour l'examiner la semaine du 7 avril se retrouvent, comme il était à prévoir, face à la réalité d'une temps parlementaire insuffisant». L'ancien ministre de l'Agriculture «souhaite trouver un chemin pour le texte soit examiné. Ce qui signifie qu'il est temps que l'on se mettre autour de la table, pour réduire le périmètre en commission. Et supprimer ce qui n'est pas acceptable pour une majorité. En l'état, ce texte susciterait au minimum quatre jours d'examen!»
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