Dans une lettre ouverte envoyée à la Première ministre le 15 mai, 70 associations – dont le Réseau action climat, Greenpeace, ou encore les Civam – estiment que l’État, au travers de la future Stratégie nationale alimentation et climat (Snanc), devra réguler «plus strictement le secteur agroalimentaire pour assurer une alimentation saine et durable à toutes et tous». Les organisations rappellent à cette occasion l’ensemble de leurs demandes dévoilées en avril: mettre en cohérence les repères nutritionnels avec les données en matière de santé et de climat, établir des objectifs chiffrés de réduction de production et de consommation de produits animaux, accompagner les collectivités sur les objectifs de restauration collective durable, ou encore mieux réguler la publicité. Car les politiques publiques, estiment les signataires, ne peuvent «reposer sur les engagements volontaires des entreprises du secteur alimentaire et sur le mythe du consommateur responsable». La tribune tente également de prévenir le gouvernement contre «la pression de certains lobbies agricoles et agroalimentaires». Les recommandations du CNA sur la Snanc montrent notamment que la FNSEA et la Coopération agricole se montrent encore prudentes face à la nécessité des changements de régimes alimentaires, quand l’Ania freine le renforcement de l’encadrement de la publicité.
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