Selon les premières estimations de l’étude terrain de l’UNPT (producteurs de pomme de terre, FNSEA) pour le compte du CNIPT (interprofession), la surface française 2025 de pomme de terre de conservation dans l’Hexagone approcherait les 200 000 ha. Plus en détail, elle progresserait de 10,3 % par rapport à 2024, pour atteindre 197 000 ha. L’étude a été élaborée auprès d’un panel de producteurs dans les principales régions de production (Nord-Pas-de-Calais, Picardie, Centre-Val de Loire, Haute Normandie et Champagne-Ardenne) entre mai et juin, et complétée par des données statistiques pour les autres bassins. L’augmentation de surface est particulièrement marquée du côté de la région des Hauts-de-France (+ 11 020 ha), et notamment la Picardie (+ 6 860 ha). « Les Hauts-de-France conservent ainsi le 1er rang de producteur de pommes de terre de conservation avec plus de 60 % des surfaces françaises », indique l’UNPT. Le syndicat explique par ailleurs observer de près la météo estivale, jouant sur les récoltes. « Les résultats des prélèvements en parcelles réalisés dans les semaines à venir par l’UNPT, en partenariat avec le CNIPT, permettront de mesurer et d’évaluer la situation au mieux cet été », relate le communiqué.
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Cette progression de 10 % de sole hexagonale avait déjà été annoncée par le GIPT (autre interprofession de la filière) fin mars dernier. Pour rappel, la production nationale de pomme de terre se développe en raison notamment de la hausse de la demande. Plusieurs usines sont sorties de terre ces dernières années ou vont en sortir. La progression de la sole peut même se constater au niveau européen. En juin, le NEPG (producteurs européens) évoquait une hausse de 5 % sur sa partie nord-ouest, principale zone de production. Néanmoins, la profession doit faire face à des prix actuellement en baisse, conséquence de la hausse de l’offre.