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Affichage environnemental : le Planet-score pousse un indicateur contesté pour le méthane

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Pour promouvoir l’indicateur controversé PRG* en tant qu’indicateur complémentaire du PRG100 pour le méthane entérique, un colloque sur l’élevage ruminant était organisé, le 14 mai à l’Assemblée nationale, par le Planet-sccore et la fondation Solid Grounds qui le détient. Cet indicateur a été développé par les équipes climat d’Oxford pour « mieux prendre en compte la courte durée de vie du méthane » et « bien rendre compte de l’impact réchauffant/refroidissant de régimes d’émissions de méthane respectivement croissants/décroissants », a expliqué le consultant Xavier Poux, promoteur de l’indicateur, auteur d’une récente note commandée par l’OFB sur le sujet. Sabine Bonnot, présidente de Planet-score, qui utilise cet indicateur, va continuer à sensibiliser autour du PRG*. Comme elle l’explique à Agra Presse, il serait encore « possible » que l’affichage environnemental, en cours d’élaboration en France, l’intègre à sa méthodologie. Myles Allen, professeur à Oxford et coordinateur du « rapport spécial 1,5 °C » du Giec, a lui proposé avec enthousiasme de « fonder nos politiques publiques sur le réchauffement plutôt que sur les émissions elles-mêmes ».

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En France, l’usage du PRG* en remplacement du PRG100 a été dénoncé par un cadre du cabinet Solagro et la climatologue Sophie Szopa, membre du Giec, dans une note de La Fabrique écologique qui liste quatre raisons de conserver le PRG100 : avec le PRG*, « le rejet d’une unité physique de méthane serait comptabilisé de façon différente suivant l’historique d’émission du secteur ou du périmètre géographique de l’inventaire considéré », ainsi le PRG* « est plus un outil de modélisation que de comptabilisation » ; le PRG* est « sans mémoire, ou avec une mémoire très courte quand il est pondéré », son introduction « réduirait de façon artificielle la dette climatique des pays riches » ; il ne pourrait pas être utilisé pour la tarification des émissions de méthane ; il « risquerait d’envoyer des incitations très contreproductives aux émetteurs ».

Le PRG* veut « mieux prendre en compte la courte durée de vie du méthane »