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Agriculture régénérative : le programme de Vivescia en croissance

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Le programme Transitions lancé par Vivescia, qui promeut l’agriculture régénérative, poursuit sa croissance. 600 000 t de grains sont attendues en 2026.

À l’occasion du Salon de l'agriculture, Vivescia a annoncé l’intégration de cinq nouveaux acteurs des secteurs agroalimentaire et agricole à son programme de développement de l’agriculture régénérative, dénommé Transitions. Il s’agit du producteur de pâtes Panzani, des groupes de l’agroalimentaire Bimbo et de la restauration rapide McDonald’s France, de la coopérative Valfrance et du producteur d’engrais marocain OCP Nutricrops. Ajoutons à ceux-là Pernod Ricard, qui avait déjà annoncé son accord pour rejoindre le projet en octobre dernier. « L’objectif est d’inclure l’ensemble des acteurs, de l’amont à l’aval, afin de parler le même langage en matière d’agriculture régénérative. Chacun apportera son expérience et ses moyens », déclare Valérie Frapier, directrice du programme Transitions.

Les objectifs de production, fixés depuis 2023 sous le programme, vont être atteints, précise-t-elle : 600 000 t de grains devraient être produits en 2026 (contre 400 000 t en 2025), sur 100 000 ha, via environ 585 agriculteurs des territoires de la coopérative, incluant du blé, de l’orge, du colza, du maïs, du tournesol et du pois. Autre nouveauté : la société d’inspection Control Union a récemment certifié les données des récoltes 2023 et 2024. « Cette certification permet de démontrer que les moissons ont rempli les objectifs déterminés par l’agriculture régénérative. Les clients de l’aval savent désormais exactement ce qu’ils achètent », se réjouit Valérie Frapier.

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Vers une normalisation

La responsable rappelle que le but est qu’un maximum d’acteurs s’approprient le programme, afin de diffuser au mieux l’agriculture régénérative. Pour ce faire, le groupe coopératif discute actuellement d’une « émancipation » de Transitions, afin qu’il devienne une entité autonome, et d’accélérer le processus. Une décision devrait être prise sur son statut fin 2026. À terme, une plus grande diffusion de l’agriculture régénérative permettra de normaliser les pratiques auprès des agriculteurs. Les primes actuellement accordées, entre 100 et 150 €/ha/an en moyenne par exploitation, permettent de stimuler l’attractivité de l’agriculture régénérative auprès des producteurs. Mais ce montant est amené à baisser, au fur et à mesure que les agriculteurs maîtrisent les pratiques. « Ces primes ont un coût, qui est supporté par l’aval. Cela ne pourra pas durer éternellement. L’idéal, ce serait que le consommateur final accepte de payer un peu plus cher les produits issus de l’agriculture régénérative », signale Valérie Frapier.

Discussions autour d’une émancipation du programme Transitions.

KC