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Amoéba va tester du biocontrôle en serre « à grande échelle » aux Pays-Bas

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Aux Pays-Bas, la greentech française Amoéba (fondée en 2010, cotée sur Euronext Growth) a obtenu une autorisation pour « des essais à grande échelle en serre » de son fongicide de biocontrôle Axpera, annonce un communiqué le 6 mai. Le produit pourra être utilisé contre l’oïdium et le mildiou sur plusieurs cultures : tomate, concombre, fraise, rosier et gerbera. « Contrairement à la pratique habituelle qui impose la destruction des récoltes issues d’essais avec des produits non encore homologués », écrit Amoéba, les autorités ont accordé « une dérogation exceptionnelle », au regard du « faible risque », et autorisent ainsi « la consommation des fruits et légumes récoltés dans le cadre de ces essais ». L’expérimentation a un triple objectif : « valider l’efficacité du produit dans des conditions commerciales réelles », l’intégrer « dans des itinéraires techniques variés de culture sous serre pratiqués aux Pays-Bas » et « renforcer la visibilité et la crédibilité » de l’entreprise dans le pays. 

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Pour rappel, fin 2024, Amoéba s’est associée avec le néerlandais Koppert et mi-avril, en France, Axpera a reçu une autorisation de mise sur le marché d’urgence pour le traitement du mildiou de la vigne, avant une autorisation permanente espérée « fin 2025/début 2026 ». Comme le rapportait alors Agra Innovation, des essais menés en 2024, en partenariat avec IFV + dans les vignobles du sud-ouest de la France, ont permis d’évaluer l’efficacité prometteuse d’Axpera. Dans les conditions extrêmement difficiles de l’année passée, avec des grappes détruites presque totalement dans le témoin non traité (95 % des grappes sont touchées et en moyenne détruites à 80 %), « la combinaison Axpera + 1 dose réduite de cuivre diminue de 57,7 % les symptômes », a indiqué Amoéba, tandis que « le programme classique à base de cuivre parvient quant à lui à une réduction de 37,5 % seulement ».

Les tests se feront sur des tomates, concombres, fraises, rosiers et gerberas