Lors de l’assemblée générale de la Confédération nationale des AOC viticoles (Cnaoc), le 15 novembre, Bernard Farges, son président, a soutenu face à Christine Avelin, la directrice du cabinet du ministre de l’Agriculture, qu’une amélioration du dispositif d’assurance-récolte pour 2017 est possible.
Christine Avelin avait indiqué lors de son intervention de clôture de l’AG que les assureurs ont déjà fait leurs offres de contrats pour 2017 et que « les règles ne peuvent pas changer en permanence ». Divergence de vue sur ce point entre le ministère et la Cnaoc. « Peu de choses sont à modifier pour qu’un grand nombre d’exploitations viticoles s’assurent », a souligné Bernard Farges. Il estime que les modifications à apporter sont « suffisamment identifiées » pour que le système d’assurance devienne attrayant pour les entreprises. Il a comparé le système actuel à « une voiture à trois roues qui ne trouverait pas de client », ajoutant : « Nous proposons qu’on lance la voiture à quatre roues ». Pour lui, les difficultés soulevées par les assureurs peuvent être surmontées, « à la condition d’écouter davantage les professionnels que les assureurs ». Le problème de l’assurance-récolte, appelé aussi « contrat-socle », est qu’il porte sur à peine le quart des surfaces viticoles françaises, alors que les aléas climatiques se renforcent en fréquence et en intensité.
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Autre dossier aigu, celui de l’arrêté phyto. Le président de la Cnaoc a rappelé devant Christine Avelin et en présence de quatre parlementaires (les députées Catherine Quéré, Catherine Vautrin et Brigitte Allain, et le sénateur Gérard César) : « Pas de Zone de non traitement (ZNT, autour des habitations) par voie réglementaire parce que c’est une mesure inefficace ». C’est une mesure « inutile » parce que le risque sur les riverains est déjà pris en compte dans les autorisations de mise en marché (AMM) des molécules phytosanitaires, a-t-il précisé. Christine Avelin a rappelé que le Parlement a décidé que les ZNT ne seront pas appliquées autour des habitations, mais si les règles régissant les traitements (notamment par temps venteux) « ne sont pas mises en œuvre, on peut estimer qu’une distance est nécessaire pour protéger ces zones sensibles ».
MN