Certains dérivés du lait ou des céréales pourraient échapper à la règle d’étiquetage obligatoire des allergènes, suite à de nouveaux avis rendus par l’Autorité européenne pour la sécurité des aliments (EFSA), le 19 novembre. En revanche, l’EFSA estime que les huiles d’arachides gardent leur potentiel allergénique et devront faire l’objet d’une mention sur les produits qui en contiennent .
Depuis le 25 novembre 2004, les étiquettes des denrées alimentaires doivent, en vertu d’une directive européenne, systématiquement indiquer aux consommateurs tous les allergènes présents dans les produits Les ingrédients considérés comme allergènes par la directive 2003/89 modifiant la directive 2000/13 sont : les céréales contenant du gluten, les crustacés, les oeufs, les poissoins, les arachides, le soja, le lait, les fruits à coque, le céleri, la moutarde, les graines de sésame, l'anhydride sulfureux et les sulfites. . Toutefois, étant donné la possibilité pour certains dérivés de ces allergènes de ne pas provoquer de réaction allergique, certaines dérogations à cette mention obligatoire sont possibles sur base de preuve scientifique.
Sollicitée par plusieurs secteurs industriels, qui souhaitent pouvoir utiliser cette possibilité de dérogation, la Commission européenne a demandé à l’EFSA d’évaluer le potentiel allergénique de 25 dérivés d’allergènes. L’autorité a achevé à ce stade l’examen de 9 substances.
Les dérivés d’arachides obligatoirement étiquetés
Aux yeux de l’EFSA, les huiles et les graisses d’arachides entièrement raffinées doivent être étiquetées car elles peuvent « provoquer une réaction allergique chez les individus présentant une allergie aux céréales ».
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En revanche, les sirops de glucose à base de blé ou d’amidon d’orge, les maltodextrines à base de blé, les distillats produits à partir de céréales (whisky, kornbrand, gin, vodka, liqueurs), de lactocérum (pastis, genever, ouzo, aquavit, jägertee, advocaat ou slivovice) ou de noix, sont « peu » ou « non susceptibles » de provoquer des réactions allergiques « graves » ou « indésirables » chez les individus souffrant d’allergies aux céréales, au lait ou aux noix ou atteints de la maladie coeliaque.
Par contre, la Commission européenne devra trancher seule pour les produits à base de lait, d’œufs et de poisson utilisés dans la fabrication du vin : en l’état des données à sa disposition, l’EFSA n’a pas pu se forger une opinion sur le potentiel allergénique de ces dérivés.