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Vin Baisse mondiale de la production et hausse de la consommation de vin

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La production mondiale de vin serait en baisse de 4%, selon les estimations données le 9 novembre à Paris par l’Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV). La consommation aurait tendance à repartir. Cette conjonction pourrait entraîner un raffermissement des cours.

La récolte mondiale de vin serait en baisse de 10,7 millions d’hectolitres (-4%) en 2010 pour s’établir à environ 260 millions d’hl, selon les estimations données par Frederico Castelucci, directeur général de OIV. La succession de petites récoltes se poursuit pour la quatrième année consécutive. Les vendanges de la plupart des pays d’Europe baissent en volume (-11% en Italie, -5% en Allemagne, -2% en France) mais également celles des Etats-Unis (-9,3%). La production des pays de l’UE serait d’environ 152 millions d’hl.
Principales explications à ces chiffres : les conditions climatiques (sécheresse autour du bassin méditerranéen, humidité dans les zones plus septentrionales entraînant une pression cryptogamique) et la réduction du vignoble mondial.

Le vignoble mondial se réduit
La superficie du vignoble mondial a perdu environ 70 milliers d’ha (contre 90 mha entre 2008 et 2009) dont environ 60 mha dans l’Union européenne. Dans l’UE, la politique d’arrachage de l’OCM vitivinicole a entraîné des baisses de surfaces dans la plupart des Etats membres, les plus concernés étant l’Espagne (30 mha), l’Italie (10,8 mha) et la France (7,5 mha). Mais les pays du Nouveau monde que sont l’Australie, la Nouvelle-Zélande et l’Afrique du Sud ont également réduit leur vignoble. Seuls l’Argentine et le Chili connaîtraient une légère croissance des surfaces en vignes.
En revanche, la consommation mondiale en 2010 semble donner des signes de reprise, après une mauvaise année 2009 liée à la crise économique, selon Frederico Castelucci. Elle devrait se situer à environ 240 millions d’hl. La demande se renforce surtout pour les vins d’entrée de gamme et les vins haut de gamme, avec une augmentation des ventes de vins en vrac. Les usages industriels (vinaigre, vermouth, brandy…) représentent environ 10 millions d’hl. « Nous allons avoir des stocks plus bas », a déclaré Frederico Castelucci.
L’écart entre production et consommation tend à se restreindre. La conjonction de la baisse de la production et de la reprise de la consommation pourrait avoir une incidence sur les cours, estime prudemment l’OIV.
Cette dernière a encore annoncé l’arrivée d’un 44e membre au sein de la structure, la Bosnie-Herzégovine. L’Inde souhaite également faire prochainement partie de l’OIV.

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