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BeApi planche sur de nouveaux outils d'aide à la décision

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Olivier Descroizette est directeur général de BeApi Crédits : © Géraldine Aresteanu/BeApi

Lancée en 2016, BeApi, filiale d’InVivo, poursuit sa croissance. L’entreprise, spécialisée dans la modulation intraparcellaire, a étudié la rentabilité de son offre par région, type de sols et rotations, et planche sur de nouveaux outils.

À l'occasion des rencontres internationales de l’Afcome, le rendez-vous bisannuel des industriels de la fertilisation, Olivier Descroizette, directeur général de BeApi, a présenté les offres proposées par BeApi. Depuis sa création, en 2016, l’offre de cette filiale de Bioline by InVivo a fait du chemin. Utilisée par 2000 exploitants, elle couvre désormais 350 000 ha au total. Pour inciter plus de distributeurs à faire appel à ses services, la filiale d’InVivo a planché sur la rentabilité et le retour sur investissement de ses outils de diagnostic. « Les valeurs divergent d’une région à l’autre, en fonction de l’hétérogénéité des sols, reconnaît Olivier Descroizette. Les rotations jouent également un rôle. » Un premier travail de remontées de données et d’analyse a été mené par les équipes de BeApi sur la fertilisation de fonds. 

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Ainsi, l’utilisation de la modulation intra parcellaire permettrait en général d’atteindre un retour sur investissement (ROI) entre 2,5 et quatre ans. En moyenne, sur dix ans, l’économie par ha est de 91 €, dont 28 € en économie de produits, et 63 € en gain de rendement. « Nous sommes en train de mener un travail similaire sur l’azote, mais aussi sur la densité de semis », précise Olivier Descroizette. Dans certaines coopératives du Sud-Ouest de la France, la seule modulation de la densité de semis de maïs pourrait permettre une économie allant jusqu’à 100€/ha, tandis que le pilotage de l’azote peut, selon sa volatilité, rapporter entre 40 et 120 €/ha. 

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D’autres offres à l’étude

Pour poursuivre ses efforts d’accompagnement des agriculteurs et de leurs distributeurs, BeApi mise sur de nouveaux produits, entre autres, sur un outil de pilotage de l’irrigation, croisant les cartes de réserves utiles en eau avec celles déjà utilisées pour ses autres offres : vues satellitaires, analyse des sols, données concernant les pratiques agricoles etc. « L'objectif est double : préserver les ressources en eau et apporter un gain économique à l’exploitant, confie Olivier Descroizette. Nous testons cette offre sur une centaine d’hectares pour la première fois de cette campagne. ». 

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D’autres projets sont en cours d’étude : un outil d’amélioration de la fertilité de fond pour les prairies, « aujourd'hui culture orpheline en OAD, alors qu’elle occupe la première place en termes de SAU », pointe Olivier Descroizette. Objectif du projet : développer la biomasse et améliorer la matière sèche pour les éleveurs. Des expérimentations sont en cours auprès de plusieurs distributeurs. « Enfin, nous envisageons de développer un outil de modulation parcellaire dédié à la vigne, et de travailler sur la fertilité des sols, mais sous l’angle de la microbiologie » ajoute le directeur de BeApi. La firme estime que d’ici deux à trois ans, le taux d’usage de l’agriculture de précision en France pourrait bondir de 25 % à 35-40 %.