L’ONG de défense de l’environnement Greenpeace a accusé le 14 février le groupe français TotalEnergies de dissimuler « les effets réels sur le climat » de sa production d’agrocarburants à base d’huile de palme importée d’Asie, dans sa raffinerie de La Mède (Bouches-du-Rhône). En avril, le tribunal administratif de Marseille avait demandé à TotalEnergies de revoir son étude d’impact concernant cette installation, située près de Marseille, jugeant que le document présentait « une insuffisance » concernant « les effets sur le climat, compte tenu de l’utilisation de quantités très substantielles d’huile de palme et de ses dérivés ». TotalEnergies a donc déposé une nouvelle étude d’impact en janvier, qui sera suivie d’une enquête publique. Dans une contre-expertise dont l’AFP a pu avoir une copie, Greenpeace France estime que l’huile de palme importée par TotalEnergies « ne provient pas d’une vingtaine de moulins », comme l’affirme l’entreprise, mais « d’une chaîne d’approvisionnement […] qui induit le mélange d’ingrédients certifiés et non certifiés » et inclut « la production d’au moins 268 moulins ».
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