Pour amplifier l’installation en agriculture en Bretagne, le Conseil régional a identifié plusieurs pistes et leviers à améliorer ou à créer, à l’issue des États généraux de l’installation-transmission, qui ont été clôturés mercredi 1er juin à Pontivy (Morbihan). Cette réflexion avait été lancée en octobre 2021 pour concrétiser une promesse de campagne du président sortant (PS) Loïg Chesnais-Girard, réélu à l’issue des élections régionales de 2021 : parvenir à 1 000 installations aidées en 2028 contre 507 en 2021 (la Bretagne compte aussi 200 à 250 installations non aidées par an).
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Le renouvellement des générations est stratégique dans une Bretagne forte de 26 000 exploitations agricoles (67 800 actifs), où la moitié des chefs d’exploitation partira en retraite dans les dix prochaines années. Pendant plusieurs mois, 148 représentants de collectivités, du syndicalisme, des chambres, etc., ont réfléchi à la question au cours de plusieurs réunions. Quelque 87 pistes ont été retenues sur quatre thématiques : foncier, engagement des partenaires, formation, compétitivité et transmissibilité. Elles intégreront un plan d’action qui sera soumis au vote des élus régionaux en octobre.
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Le président de région a d’ores et déjà fait trois annonces. Il souhaite obtenir de l’État la possibilité d’expérimenter une « loi foncière régionale » et de créer une foncière agricole régionale qui constituera une réserve de terres, afin de consolider l’installation ou conforter des exploitations existantes par de l’échange parcellaire. La région Bretagne prévoit également de mettre sur pied un diagnostic dédié aux cédants et de réfléchir aux nouveaux besoins des lycées agricoles dans l’idée de la transition agroécologique.