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Carbone agricole : Bruxelles publie les méthodologies retenues pour la certification

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La Commission européenne a ouvert, le 26 janvier (et jusqu’au 19 février), une consultation publique sur les méthodologies finalement retenues pour le futur cadre européen de certification volontaire du stockage de carbone agricole (adopté en 2024). Parmi les pratiques qui devraient être reconnues figurent celles « qui augmentent les absorptions nettes de carbone dans les sols ou réduisent les émissions nettes de CO2 provenant des sols ». Elles recouvrent les cultures de couverture, la rotation des cultures, le maintien des résidus sur les sols, les pratiques de travail réduites du sol, la conversion des terres cultivées en prairies, l’amélioration de la gestion des prairies ou encore l’utilisation d’amendements organiques (dont le biochar). Figurent également dans la liste : l’agroforesterie, les pratiques permettant de réduire les émissions directes et indirectes de N2O (fertilisation de précision, remplacement des engrais azotés minéraux par la culture de légumineuses…), et la restauration des tourbières.

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Le texte précise également les conditions de suivi pour garantir le respect des critères de qualité fixés concernant la quantification, l’additionnalité (produire des avantages pour le climat au-delà des pratiques existantes), la surveillance et la durabilité. Sur ce dernier point, les activités agricoles devront durer entre 5 et 15 ans (pour l’agroforesterie).

Les méthodologies proposées seront également examinées lors de la prochaine réunion du groupe d’experts sur l’élimination du carbone, le 5 février. Elles ouvriront la voie à une monétisation de crédits carbone pour les agriculteurs. La question du méthane issu de l’élevage (fermentation entérique et gestion du fumier) avait été écartée de ce dispositif lors des négociations et devait être examinée dans un second temps.