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Carbone agricole : l'exécutif européen adopte les trois premières méthodologies

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L'agroforesterie fait partie de la liste des premières méthodologies reconnues par l'UE dans le cadre la législation sur la certification volontaire du stockage de carbone agricole. Crédits : © Domaine Emile Grelier

La Commission européenne a adopté, le 9 juillet, trois premières méthodologies reconnues dans le cadre de la législation sur la certification volontaire du stockage de carbone agricole (adopté fin 2024). L’acte délégué, qui doit encore être validé par les États membres et le Parlement européen dans un délai de deux mois, couvre trois types d’activités : les pratiques agricoles qui séquestrent le carbone ou réduisent les émissions des sols, la réhumidification et la restauration des tourbières, et le reboisement. Concernant les pratiques agricoles, plusieurs sont listées en annexe du texte : la gestion des cultures qui augmente la couverture des sols et/ou l’apport de carbone dans les sols (cultures de couverture, rotation des cultures, rétention des résidus de cultures) ; les pratiques de culture minimale qui réduisent les perturbations des sols ; la conversion de terres cultivées en prairies ; l’amélioration de la gestion des prairies, notamment par la pratique du pâturage tournant ou de cultures mixtes ; l’utilisation d’engrais organiques permettant d’éviter les émissions.

Lire aussi : Carbone agricole : Bruxelles publie les méthodologies retenues pour la certification

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Plusieurs pratiques d’agroforesterie sont également mentionnées comme la plantation d’arbres à l’intérieur des parcelles, de haies entre les parcelles ou de nouvelles cultures ligneuses pérennes. Concernant la réduction des émissions de nitrates, sont cités la fertilisation de précision, le remplacement des engrais minéraux par des cultures légumineuses ou l’utilisation d’inhibiteurs de nitrification. Ces nouvelles méthodologies pourront « aider les agriculteurs, les forestiers et les gestionnaires fonciers à accéder à des incitations financières, créant ainsi une nouvelle source de revenus qui encourage l’adoption de pratiques de gestion durable des terres », indique la Commission européenne.

La question du méthane issu de l’élevage (fermentation entérique et gestion du fumier) avait été écartée de ce dispositif lors des négociations et devait être examinée dans un second temps.