Au vu de l’étude de Groupama Assurance-crédit, voici cinq secteurs de l’agroalimentaire déjà vulnérables, avant même l’arrivée de la crise financière : les viandes, les fruits et légumes, l’horticulture, le secteur meunerie-biscuiterie, la nutrition animale.
Viandes
Les industriels de la volaille sont encore coincés entre la flambée des cours des matières premières et une demande atone. « Ils vont devoir en passer une nouvelle fois par des restructurations ».
Les abatteurs-transformateurs de bovins sont confrontés à une rareté de l’offre de bétail. « Cette tendance de fond risque d’entraîner la disparition de nombreux intervenants et favoriser la concenration de la filière ».
Fruits et légumes
Le tendon d’Achille du secteur des fruits et légumes a été en 2007 la conserverie. La conserverie de légumes a connu la chute d’un ténor : les Conserves de Provence Le Cabanon, numéro un de la tomate en boîte. S’agissant des entreprises de commerce de gros sur le marché du frais, l’étude indique que « les restructurations (de grossistes) se poursuivent, notamment sur les Min (Marchés d’intérêt nationaux) ».
Horticulture
La France perd des parts sur le marché européen. « La production de jeunes plants est insuffisante pour couvrir les besoins du marché ». Les défaillances touchent surtout le commerce de gros.
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Meunerie-biscuiterie
La meunerie a été « durement touchée » en 2007 par la hausse des cours du blé, avec « des marges prises en ciseau » entre le prix du blé et le décalage dans la répercussion. « Une nouvelle restructuration de la filière est en train de s’opérer dans un secteur encore très atomisé ».
La biscuiterie, encore très atomisée, a souffert de la hausse cumulée du blé, du beurre, du lait. « La sous-capitalisation reste malgré tout une faiblesse chronique. Des intervenants étrangers commencent à apparaître ».
Nutrition animale
La flambée des prix des matières premières a « durement » affecté le secteur de la nutrition animale, « qui enchaine les crises ». Dans une filière où demeurent de nombreux opérateurs régionaux et familiaux, « le marché français est désormais saturé et les leaders français s’implantent à l’étranger pour poursuivre leur développement ».