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Confédération paysanne : trois porte-parole succèdent à Marandola

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La Confédération paysanne a élu, le 15 mai, trois porte-parole pour succéder à Laurence Marandola, qui a atteint la limite maximale de mandats : Stéphane Galais (à gauche sur la photo), éleveur de vaches bretonnes pie noir en Ille-et-Vilaine, Thomas Gibert (à droite), maraîcher dans une ferme collective en Haute-Vienne, et Fanny Métrat (au centre), éleveuse d’ovins et productrice de châtaignes en Ardèche. Le nouveau secrétariat national, élu juste avant, est élargi à neuf élus (45 % de femmes), contre sept auparavant, et il est « rajeuni », clament les militants. Surtout, un représentant des Drom y siège pour la première fois : Laurent Chathuant, producteur et transformateur de vanille, tubercules et bananes plantin à Sainte-Rose (Guadeloupe). Son élection « marque la volonté d’intégrer tous les territoires », commente-t-il en conférence de presse, dénonçant une « injustice grave » dans le cadre du Posei (fonds de la Pac pour l’outre-mer), qui « laisse de côté les petits producteurs », et qui a fait l’objet d’une motion lors du congrès du syndicat à Langres (Haute-Marne) en avril.

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L’accent est mis sur le collectif. « Trois porte-parole, c’est un choix politique », affirme Fanny Métrat, défendant à l’échelle militante et plus largement sociétale l’importance de « sortir de la personnification, de l’idée d’hommes ou de femmes providentiels ». Sur la lutte, « la stratégie d’alliance de la Confédération paysanne est historique », a rappelé Thomas Gibert, l’idée est de la « développer » avec « des associations citoyennes et des syndicats de salariés », sachant qu’ « une convergence se fera facilement sur les questions d’alimentation notamment ». Il rappelle la création prévue d’une « commission communication » pour « se réapproprier » les nouveaux canaux et peser dans la « bataille médiatique ». Les élus ont insisté sur leur volonté de continuer à être proches du terrain : « On n’est pas tous des bobos écolos, comme on nous classe souvent », a déclaré Stéphane Galais, dont la famille compte cinq générations d’agriculteurs, « on est très conscients des difficultés ».

« Trois porte-parole, c’est un choix politique »