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De la ferme à la table : la question des études d’impact reste ouverte

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La conférence annuelle « de cette année (les 14 et 15 octobre) nous a offert une nouvelle preuve de l’intérêt considérable que vos représentants et les parties prenantes portent à la stratégie De la ferme à la table », s’est félicitée la commissaire européenne à la Santé Stella Kyriakides le 15 novembre devant les ministres de l’Agriculture de l’UE. Mais chez ces derniers, c’est plutôt l’inquiétude qui règne. Nombre d’entre eux ont une nouvelle fois demandé que soit menée une étude de l’impact global de cette stratégie sur le secteur agricole, et ont rappelé la nécessité d’accorder la politique commerciale de l’UE avec les nouvelles exigences environnementales (résidus de pesticides…). La commissaire s’est contentée, comme à son habitude, d’assurer que des études d’impact accompagneraient chacune des propositions législatives découlant de la stratégie. « 2022 sera une année très importante avec beaucoup d’initiatives au programme et notamment la révision de la directive sur l’utilisation durable des pesticides », a-t-elle ajouté. Quant au volet commercial, elle indique qu’une charte sur les aliments durables sera incluse dans tous les prochains accords bilatéraux signés par l’UE.

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Le think tank Farm Europe qui tenait les 15 et 16 novembre son Global Food Forum estime dans une analyse publiée pour l’occasion que les choix de modélisation qui sous-tendent les différentes études d’impact – en particulier celle du centre commun de recherche de la Commission européenne – ont été utilisées pour atténuer artificiellement les conséquences négatives de la stratégie De la ferme à la table (effets positifs sur le climat surestimés, chiffres obsolètes et discutables, surestimation de la participation du plan de relance à l’agriculture). Farm Europe propose des solutions pour « passer de la "catastrophe annoncée" à une success-story » et éviter que les baisses de production dans l’UE ne soient compensées par d’autres pays qui émettent davantage de gaz à effet de serre. Pour cela, le think tank recommande un choc d’investissement et de diffusion de l’innovation.