La présidente des organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca), Christiane Lambert, a déploré lors d’une conférence de presse le 24 septembre « la surdité de la Commission européenne » autour des risques que fait peser la stratégie De la ferme à la table sur l’agriculture. « Cette stratégie, prévient-elle, ne doit pas se faire au détriment de la production alors que la pandémie de Covid a montré que la souveraineté alimentaire est centrale. Pour moi c’est une capitulation de l’Europe sur sa souveraineté alimentaire » qui va augmenter ses importations, diminuer sa production et perdre des agriculteurs. Elle a demandé que la Commission européenne publie une véritable étude d’impact de la stratégie De la ferme à la table avant que des décisions soient prises et avant que le Parlement européen ne vote sa position sur le dossier.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Lire aussi : Green deal : la Commission européenne minimise les conséquences pour l’agriculture
Les premières études partielles prévoient une baisse de 10 à 15 % de la production européenne, une baisse des revenus des exploitants agricoles et une hausse des coûts pour les consommateurs. « Il y a, constate Christiane Lambert, un vrai malaise sur cette question à la Commission ». Et de souligner : « Il y a déjà un problème de débouché dans le bio. En France en ce moment nous sommes dans une impasse avec le lait et les œufs. Certains produits bio doivent être vendus en conventionnel. Alors qu’est-ce que ce sera quand la Commission va nous forcer à produire 25 % de bio ? », demande la présidente du Copa-Cogeca.