Plusieurs pays membres de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) – dont le Brésil, l’Indonésie, l’Équateur, la Nouvelle-Zélande, l’Australie et les États-Unis – ont appelé l’UE à retarder la mise en œuvre de son règlement sur la déforestation importée, lors d’une réunion du comité de l’agriculture les 23 et 24 mai. Ce texte, qui doit entrer pleinement en vigueur le 30 décembre, prévoit d’interdire l’importation dans l’UE d’huile de palme, de viande bovine, de soja, de café, de cacao, de bois et de caoutchouc dont la production a contribué à la déforestation ou à la dégradation des forêts. Les plaignants critiquent une confusion autour du système de classification des régions selon le risque de déforestation qu’elles présentent ainsi que le peu de temps dont ils ont disposé se mettre en conformité avec les règles.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Lire aussi : Déforestation importée : les entreprises insistent pour un report
L’UE a tenté de rassurer : « La classification des zones à haut risque et à bas risque se basera sur des données scientifiques et sur des sources internationalement reconnues. » Et elle n’a pas manqué de rappeler que le texte est conforme aux règles de l’OMC. Bruxelles a également évoqué l’existence d’instruments pour soutenir les pays affectés, dont un fonds de 7 millions d’euros pour aider les petits acteurs à se conformer aux exigences de géolocalisation et de traçabilité. Mais au sein de l’UE aussi des voix se font entendre pour demander un report de l’entrée en vigueur de ce texte. Des demandes auxquelles la Commission européenne a, pour l’instant, refusé de donner suite.