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Déforestation importée : les entreprises insistent pour un report

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Une douzaine d’organisations professionnelles des secteurs forestiers, du commerce agricole et agroalimentaire et de l’alimentation animale réitèrent, dans une lettre adressée le 17 mai à la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, leurs inquiétudes quant à la prochaine entrée en application du règlement sur la déforestation importée. Le calendrier actuel, qui prévoit une entrée en vigueur de cette législation, et en particulier de son système de déclaration information « à partir de la mi-décembre seulement, sous-estime totalement la réalité des chaînes d’approvisionnement », écrivent-elles, plaidant depuis plusieurs semaines pour un report d’une année au moins de sa mise en œuvre. Lors de récentes réunions, « nous n’avons pas été rassurés sur le fait que le système d’information répondrait aux besoins des entreprises », « les exigences essentielles au fonctionnement des chaînes d’approvisionnement ont été ignorées, notamment la nécessité pour les produits en vrac de traiter d’importants volumes de données », soulignent les signataires dont certains ont rencontré le commissaire européen à l’Agriculture Janusz Wojciechowski le 15 mai pour lui faire part de leurs craintes.

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Plusieurs États membres poussent aussi pour le report d’une année au moins de l’entrée en vigueur des nouvelles obligations. La législation sur la déforestation importée, qui doit entrer pleinement en vigueur le 30 décembre prévoit d’interdire l’importation d’huile de palme, de viande bovine, de soja, de café, de cacao, de bois et de caoutchouc ainsi que de plusieurs de leurs produits dérivés s’ils sont issus de terres ayant été déboisées.