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Déforestation importée : les États membres inflexibles

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Les États membres ont confirmé, le 20 novembre, lors de la réunion des ambassadeurs de l’UE, leur position sur le report d’une année de la législation sur la déforestation importée sans y apporter d’amendement contrairement au Parlement européen. Celui-ci avait décidé (sous la poussée des groupes politiques de droite notamment du PPE), lors d’un vote le 14 novembre, d’amender le texte en introduisant une nouvelle catégorie de pays à « risque insignifiant ». À part l’Italie, tous les États membres se sont opposés à cet ajout. Ils souhaitent seulement, comme l’a proposé la Commission européenne, repousser de 12 mois la date d’entrée en vigueur du règlement qui devait s’appliquer à partir du 30 décembre.

Lire aussi : Déforestation : Strasbourg valide le report d’un an avec des flexibilités

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Une réunion de négociation en trilogue entre les institutions européennes était prévue le 21 novembre pour trouver un terrain d’entente. Pour l’eurodéputé centriste français Pascal Canfin, « le Parlement n’a d’autre choix que de revenir à la proposition initiale de la Commission. Toute autre stratégie mettrait tout le monde en danger. » Au contraire, l’Allemande Christine Schneider, négociatrice en chef du groupe PPE qui avait déposé les amendements controversés, estime que c’est « le comportement des États membres qui est irresponsable ! Ils entravent les changements urgents à apporter à la loi pourraient mettre un terme à la déforestation illégale à l’échelle mondiale et protéger les entreprises, les forestiers et les agriculteurs européens contre une bureaucratie déraisonnable ».

Le règlement sur la déforestation établit des règles pour garantir que les produits dérivés de certaines matières premières (café, cacao, huile de palme, soja, bétail, caoutchouc et bois), qui sont mis sur le marché ou exportés depuis l’UE, n’ont pas causé de déforestation ou de dégradation des forêts pendant leur production.