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Déforestation importée : un défrichage nécessaire avant d’avancer

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Les ministres de l’Agriculture ont largement soutenu, lors de leur réunion du 13 décembre, la proposition législative de la Commission européenne visant à réduire le risque de déforestation et de dégradation des forêts au niveau mondial associé à l’importation dans l’UE de produits de base tels que le bœuf, le soja, l’huile de palme, le bois, le café et le cacao. L’Espagne a quand même prévenu que le dispositif ne devrait pas avoir d’incidence sur l’approvisionnement en matières premières (et notamment en protéines végétales pour lesquelles l’UE est déjà largement déficitaire) mais c’est aussi félicitée qu’il constitue « une excellente opportunité de progresser dans la mise en place de mesures de réciprocité aux frontières de l’UE ».

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La France, qui prendra la présidence du Conseil au premier semestre 2022, en a fait une de ses priorités. Mais un long travail de préparation s’annonce avant de réellement commencer à débattre de ce dossier au niveau du Conseil. Celui-ci relève des compétences de plusieurs formations du Conseil : l’environnement, l’économie et bien sûr l’agriculture. C’est le Conseil Environnement qui pilotera le dossier mais de nombreux ministres de l’Agriculture ont demandé à être impliqués dans les négociations. Dans un premier temps, un groupe de travail ad hoc sera donc chargé de préparer le terrain en impliquant aussi les secteurs de l’agriculture et du commerce. Il devra commencer à répondre à certaines des questions techniques que se posent déjà les ministres de l’Agriculture : comment sera définie la notion de déforestation ? Celle-ci n’empiétera-t-elle pas les prérogatives des États membres en matière forestière ? Et comment éviter de nouvelles charges administratives, pour les petites entreprises en particulier ?