Si les Alpes semblent sorties d’affaire avec la levée de la zone réglementée dans les Savoie, les Pyrénées-Orientales viennent d’être touchées à leur tour, depuis l’Espagne déjà atteinte.
D’un massif à l’autre, l’ambiance n’est pas la même. Dans les Alpes, c’est la libération. La ministre de l’Agriculture Annie Genevard a annoncé, le 22 octobre, la levée de la zone réglementée au titre de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) dans les Savoie. « Aujourd’hui est un beau jour car nous venons de lever la zone réglementée sur les Savoie après trois mois d’effort constant », a-t-elle déclaré dans l’Hémicycle. La Savoie et la Haute-Savoie ont été les premiers départements français touchés par la maladie, cumulant 76 foyers, sur les 88 détectés sur tout le territoire.
Et dans les Pyrénées, l’ambiance est morose. Trois foyers de dermatose nodulaire contagieuse bovine (DNC) « ont été confirmés dans les Pyrénées-Orientales le 15 octobre », à La Bastide, Oms et Valmanya, a annoncé le ministère de l’Agriculture dans un communiqué le lendemain. Ces cas conduisent à élargir la zone réglementée établie début octobre dans le département à la suite des foyers en Espagne : celle-ci recouvre désormais l’intégralité des Pyrénées-Orientales, « ainsi qu’une partie de l’Ariège et de l’Aude ». Avant l’élargissement, elle comptait 3 000 bovins. Un quatrième cas a été signalé quelques jours plus tard. De l‘autre côté des Pyrénées, l’Espagne dénombrait dix foyers au 17 octobre, selon la plateforme française ESA, tous dans la province de Gérone (Catalogne).
Alertes en Bretagne
Si les foyers restent cantonnés à la moitié sud-est de la France, l’ensemble du territoire est en alerte. En Bretagne, les chambres d’agriculture ont confirmé, dans un communiqué, que trois bovins ont été euthanasiés, le 17 octobre, dans des élevages des Côtes-d’Armor et du Morbihan. Ils avaient voyagé dans le même camion que des veaux infectés par la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), issus du premier foyer identifié dans le Jura, et partis quelques jours avant sa déclaration. Les deux exploitations bretonnes subissent depuis un blocage des mouvements d’animaux, qui doit durer 28 jours.
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Quatre autres exploitations bretonnes, d’Ille-et-Vilaine et du Morbihan, sont bloquées de la même manière, après avoir accueilli des bovins (neuf au total) qui avaient transité par le marché de Bourg-en-Bresse le même jour que ces veaux infectés. Les chambres d’agriculture rappellent que « ces mesures sont prises à titre préventif » et qu’à ce jour, « aucun foyer n’est confirmé en Bretagne », qui « reste donc indemne de DNC ».
YG, MR