Le groupe coopératif du Sud-Ouest Euralis confirme sa bonne santé financière. Le résultat net consolidé est passé à 6,2 millions d’euros en 2005/2006 contre 4 millions pour l’exercice précédent, essentiellement grâce à son pôle Gastronomie, spécialisé dans le foie gras. Les autres activités, touchées par les crises aviaire et viticole, connaissent des bilans plus contrastés. Le chiffre d’affaires reste stable à 829 millions d’euros.
Malgré une conjoncture morose (volailles, vigne), la coopérative des Pyrénées-Atlantiques réalise sur 2005/2006, un résultat net positif pour la troisième année consécutive. Avec 6,2 millions d’euros (contre 4 millions en 2004/2005), « nous avons atteint nos objectifs », s’est félicité le 6 février Michel Depierre, directeur général d’Euralis. Le chiffre d’affaires global du groupe reste, en 2005/2006, officiellement « stable » à 829 millions d’euros, contre 831 millions pour l’exercice précédent. Cependant, à « périmètre comparable, le chiffre d’affaires se situe à 901 millions d’euros », note le président d’Euralis, Christian Pèes. La réorganisation du groupe, initiée en 2003, avec la création de trois pôles (Productions agricoles et distribution, Gastronomie, Semences) semble avoir payé. Mais c’est surtout le pôle Gastronomie, spécialisé dans le foie gras, qui dope les résultats du groupe avec une progression de 9 % de son chiffre d’affaires, à 379 millions d’euros.
Euralis Gastronomie poursuit son développement
Premier opérateur mondial sur le marché du foie gras, Euralis Gastronomie, fruit de la fusion en 2005 entre Rougié-Bizac International et Grimaud Montfort Distribution, a poursuivi son ascension en 2005/2006. En GMS, la marque Montfort a progressé de 21% pour atteindre 13 % de parts de marché, selon les chiffres communiqués par le groupe. Après le rachat en 2005 de la société Papillote, spécialisée dans les plats cuisinés, et les acquisitions de deux sociétés au Canada et une en Bulgarie, spécialisées dans le foie gras, le groupe entend poursuivre sa stratégie de diversification et d’internationalisation. En mai 2006, Euralis avait annoncé la prise d’une participation de 20 % dans le breton Stalaven, spécialisé dans les plats cuisinés. « Aujourd’hui, nous avons 25 %, mais nous pourrions encore progresser», confie Renaud Lelarge, directeur général adjoint d’Euralis. « L’augmentation de notre participation pourrait avoir lieu en fonction des besoins financiers de Stalaven en termes de logistique industrielle ou de développement de gamme », a-t-il ajouté.
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Impact des crise aviaire et viticole
Les autres pôles du groupe ont connu des évolutions plus contrastées. L’activité Semences a progressé légèrement en passant de 82 millions d’euros de chiffre d’affaires à 86 millions en 2005/2006. Le pôle Productions agricoles et distribution a connu par contre une forte baisse de son chiffre d’affaires. L’activité est tombée à 364 millions d’euros contre plus de 419 millions d’euros en 2004/2005. Michel Depierre explique entre autres cette évolution par la crise aviaire qui a fait perdre près de 5 millions d’euros au groupe, par la baisse d’achats d’intrants par les agriculteurs (-6,8 millions d’euros par rapport à 2004/2005) et par la crise viticole (-3,3 millions d’euros par rapport à 2004/2005). Mais « le périmètre du pôle a également évolué », tient à souligner Renaud Lelarge. « Pour des raisons de nouvelles normes financières, nous avons retiré cette année de nos comptes consolidés, 25 millions d’euros obtenus dans Soléal, société co-détenue par Bonduelle, Maïsadour et Vivadour », explique-t-il. Pour 2006/2007, Euralis table sur un résultat net consolidé supérieur à 7 millions d’euros. L’année 2007 sera marquée par le début des travaux de l’usine de biocarburants de Lacq (Pyrénées-Atlantiques). Euralis détient près de 10 % d’Océol, société d’approvisionnement en matières premières de l’usine. La coopérative devrait fournir environ 150 000 tonnes de maïs par an.
Euralis en chiffres Chiffre d’affaires 2005/2006 consolidé : 829 millions d’euros Dont : 379 millions d’euros pour le pôle Gastronomie (marques Montfort, Rougié et Pierre Champion), 86 millions pour le pôle Semences et 364 millions pour le pôle Productions agricoles et distribution Répartition du CA : 52 % productions animales et 48 % productions végétales Résultat net consolidé 2005/2006 : 6,2 millions d’euros 3 133 salariés