Les ministres des Vingt-sept ont très largement plaidé, le 13 juillet, en faveur du renforcement de la place des femmes dans l’agriculture. « La discussion a montré que les délégations sont d’accord pour reconnaître le rôle important joué par les femmes dans l’agriculture et qu’elles n’aient pas à choisir entre la famille et les vaches », s’est ainsi félicité le ministre irlandais, Martin Heydon, dont le pays, qui assure la présidence du Conseil de l’UE au second semestre de 2026, avait mis le sujet à l’ordre du jour. Pour le Conseil Agriculture, ce sujet revêt une importance capitale dans le cadre du renouvellement générationnel.
D’une manière générale, les États membres ont identifié la Pac post-2027 comme un élément clé pour soutenir la présence des femmes en agriculture. Mais au-delà de leur nombre, leur représentation dans les instances de décision est également un enjeu. Par ailleurs, plusieurs pistes ont été évoquées afin de rendre les zones rurales plus attractives comme l’accès aux services essentiels, y compris les structures d’accueil des enfants ou les dispositifs de remplacement, aux infrastructures et au haut débit.
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De son côté, le commissaire à l’Agriculture, Christophe Hansen, a mis en avant l’action de Bruxelles qui a lancé le 30 juin sa Plateforme européenne des femmes dans l’agriculture qu’il considère comme un lieu facilitant les échanges d’expériences et de bonnes pratiques ainsi que le réseautage. Bruxelles souhaite également faire de l’égalité entre les femmes et les hommes un principe horizontal applicable à tous les instruments de financement de l’UE, y compris dans la Pac, afin de faciliter l’accès aux fonds. Il a également évoqué la nécessité d’améliorer la possibilité pour les femmes d’hériter et d’acquérir terres. Selon lui, cela pourrait passer par une planification transparente de la succession, un accompagnement juridique et technique ciblé et, le cas échéant, des mesures nationales, notamment fiscales, favorisant les transferts d’exploitations aux femmes.