Interrogé par Agra Presse le 16 avril, le président de Légumes de France (producteurs de légumes, FNSEA) Jacques Rouchaussé a dit avoir demandé à Julien Denormandie une enveloppe de « 15 millions d’euros » pour soutenir l’investissement dans les abris froids et serres chaudes. Investissement qui, au-delà d’engendrer des économies d’eau, d’intrants et de pesticides, permettrait de protéger les cultures maraîchères contre certains aléas climatiques, a-t-il expliqué. « Le gel a touché les producteurs de melon et de fraise pleine terre. Eh bien, pour des productions comme celles-ci, commencer la culture – je dis bien commencer – sous tunnel ou abri froid, c’est quand même une protection supplémentaire », a-t-il expliqué.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Cette demande d’aide à l’investissement avait déjà été formulée par Légumes de France lors de la présentation de son livre blanc le 8 décembre, sans spécifier de montant. Le syndicat aimerait obtenir un nouveau soutien tel l’appel à projets agricoles et agroalimentaires d’avenir (P3A) lancé en 2015-2016, qui n’a pas été reconduit. Dans le cadre du P3A, la filière maraîchère avait obtenu plus de 20 millions d’euros (M€) d’aides et investi plus de 145 M€ dans la modernisation des serres et équipements, rapporte Légumes de France dans son livre blanc : « [Or sur la période 2017-2020] les producteurs étaient prêts à investir plus de 300 millions d’euros et à créer près de 2 000 emplois ». Selon Jacques Rouchaussé, chaque euro investi par les pouvoirs publics dans un tel projet « sera rendu à l’Etat au bout de 19 mois parce qu’on aura augmenté la main d’œuvre, le chiffre d’affaire et la rentabilité ».