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Gel : semaine noire dans toute la France pour l’arboriculture

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Les trois nuits de gel qui se sont enchaînées entre le 5 et le 8 avril ont affecté tous les bassins de production et toutes les espèces fruitières, selon la directrice de la FNPF (producteurs de fruits, FNSEA) Stéphanie Prat. « C’est une semaine noire », lâche-t-elle. « Kiwi, pomme, poire, abricot, pêche, nectarine, cerise, raisin, tout ça sera impacté, à plus ou moins grande échelle en fonction des départements et des moyens de lutte à disposition. »

« On vit une situation extraordinaire car le gel a touché la totalité du territoire – ce qui est assez inédit – avec des durées de gel aussi longues, une intensité aussi forte et des vitesses de descente aussi rapide. Le tout au mois d’avril, après une phase de reprise végétative active vu les températures exceptionnelles des quinze derniers jours », abonde le directeur de l’Association nationale pommes poires (ANPP) Josselin Saint-Raymond.

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Dans la nuit du 5 au 6 avril, le nord de la France et le Val de Loire ont été « très durement touchés » avec des températures « allant de -4 à -7 degrés et un froid qui a duré longtemps », rapporte le directeur de l’ANPP. La nuit suivante, le gel a particulièrement sévi dans les vergers du Limousin, en Dordogne et dans les Alpes. Et dans la nuit de mercredi à jeudi, il a touché la Nouvelle-Aquitaine, la région Paca et à nouveau le Val de Loire et les Pays de la Loire, complète Stéphanie Prat.

S’il faudra attendre au moins les phases d’éclaircissage dans les vergers pour faire le bilan, sachant qu’un nouvel épisode de gel est annoncé en début de semaine prochaine, les professionnels craignent des pertes importantes. « Pour les vergers qui ont pu avoir une lutte active, notamment par aspersion, je pense que le travail de protection est fait. Mais pour les autres vergers, je pense que les dégâts seront significatifs », conclut M. Saint-Raymond.

« On vit une situation extraordinaire »