Lors de son audition le 6 novembre au Sénat, la ministre de l’Agriculture a vu d’un bon œil la proposition d’un « fonds d’accompagnement à la restructuration des coopératives », notamment viticoles, qui lui a été soumise par Franck Montaugé (socialiste, Gers). L’idée lui apparaît « sans doute légitime » vu la crise viticole actuelle. La baisse de la production et du nombre de viticulteurs « va amener moins de vin et va répartir la charge de la coopérative sur moins d’exploitants », a détaillé Annie Genevard. « Cela va augmenter les coûts et ça suppose une réflexion stratégique sur le regroupement des coopératives. »
Alors que le plan d’arrachage volontaire doté de 120 M€ est clôturé depuis le 13 novembre, « les viticulteurs hésitent à franchir ce pas définitif de l’arrachage », selon elle, notamment en Occitanie. « Si toutefois la somme de 120 M€ n’était pas consommée en totalité pour l’arrachage, je ne verrais pas d’obstacle – a priori – qu’une partie puisse être convertie sur des instruments structurels », a-t-elle lancé. Tout en précisant ne pas pouvoir s’engager « à ce stade », « parce que je ne sais pas si, réglementairement, je pourrai le faire ». Par ailleurs, a rappelé Mme Genevard, « j’ai pris le parti que ce soit la profession qui dise elle-même les orientations stratégiques qu’elle veut donner. »
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Dans un contexte de recul de la consommation en France, « on se battra pour l’arrachage temporaire » des vignes, a complété la ministre. Un choix « moins violent », a-t-elle soutenu, qui « permet d’envisager un retour à la plantation de vignes » après sept ans. Toutefois, « ce n’est pas gagné parce que l’Union européenne n’y souscrit pas pour l’instant ».