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HVE : tensions autour du volet fertilisation de la version 4

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Légumes de France (producteurs, FNSEA) s’inquiète fortement des effets possibles du volet « fertilisation » de la version 4 de la certification HVE (Haute valeur environnementale) aujourd’hui déployée. Cette version envisage d’imposer une « balance globale azotée » comprenant une prise en compte seulement de la quantité totale d’azote apportée. « C’est complètement contraire aux principes mêmes de la production de légumes et cela au titre de la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Il faut le rappeler, un maraîcher ne cultive pas qu’un seul type de légumes par an : la production légumière est basée sur une succession de cultures sur les parcelles de plein champ, serres froides ou des cultures longues en serres chaudes, avec des besoins différents en azote », explique le coprésident Cyril Pogu, contacté par Agra. Le syndicat craint que cela fasse sortir du dispositif « 95 % des productions actuellement sous HVE » (fraise, carotte, poireau, tomate, mâche…)

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Depuis plus d’un an, le syndicat s’est adressé à tous ses relais techniques et politiques. Un groupe de travail dédié au sujet avait été créé avant l’été au sein de la commission nationale de la certification environnementale (CNCE), fermé subitement le 9 octobre. Cyril Pogu désigne certaines organisations agricoles : « On sait que la bio est vent debout contre la HVE. Je n’accepte pas une telle pression d’une filière en difficulté. Nous avons l’impression d’être abandonnés. » Il a demandé à la ministre de l’Agriculture « une suspension ou au moins un moratoire au moins le temps que le GT termine son travail. » Par ailleurs, Agra a eu la confirmation que le CTIFL (centre technique) s’est saisi du sujet et qu’une note technique devrait être rendue fin octobre, début novembre.

95 % des légumes certifiés HVE seraient menaçés