Après les récentes mesures de « dédensification », les nouveaux cas ralentissent dans le bassin avicole de l’Ouest. Le marché des œufs pourrait être perturbé par un foyer dans un élevage crucial pour la filière, chez Pampr’œuf (Deux-Sèvres).
Un cas d’influenza aviaire a été confirmé le 12 janvier dans l’élevage de poules pondeuses adjacent à l’un des centres de conditionnement d’œufs de Pampr’œuf, à Pamproux (Deux-Sèvres), indiquent Les Marchés le même jour (article payant). Situé entre Poitiers et Niort, ce site comprend deux centres d’emballage : l’un pour des œufs en cage et relié à l’élevage touché, l’autre traitant des œufs alternatifs issus d’autres exploitations. En raison du foyer, les deux centres de conditionnement sont « paralysés » pour « plusieurs jours », ajoute le média du groupe Réussir Agra. Ce blocage pourrait provoquer des « ruptures en rayon », selon Les Marchés : Pampr’œuf produit environ 20 % des œufs vendus en grandes surfaces, et le marché des œufs était déjà sous tension ces dernières semaines du fait des conséquences de l’épizootie. Quant à l’élevage touché, il compte quelque 300 000 poules pondeuses en cage ; « il faudra plusieurs mois avant sa reprise, compte tenu des incertitudes sur les disponibilités en poulettes », indiquent nos confrères.
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Malgré ce foyer à haut risque économique, « les déclarations de foyers se ralentissent toujours dans le secteur ouest », rappelle la plateforme ESA (Épidémiosurveillance en santé animale) le 17 janvier. Une conséquence des récentes mesures de « dédensification ». Selon le dernier bilan au 18 janvier, la France compte 277 foyers d’influenza en élevage, dont presque les trois quarts en Vendée, Maine-et-Loire et Deux-Sèvres.
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Nouvelles suspicions dans le Gers
Par ailleurs, dans le Gers, la préfecture a déclaré cinq nouvelles suspicions les 17 et 18 janvier, d’après un communiqué. Dans le détail, deux premières « suspicions cliniques » ont eu lieu dans des élevages de canards à Manciet (nord-ouest). Les investigations en ont révélé trois autres dans des élevages « en lien épidémiologique », à Laujuzan, Eauze et Ramouzens. « Sans attendre les confirmations par le laboratoire de référence, le préfet du Gers a pris deux arrêtés » instaurant des zones réglementées temporaires de 10 km. Les mouvements d’animaux y sont interdits. La préfecture y applique aussi des mesures renforcées fixées par une instruction technique du 16 janvier : abattage préventif des canards dans un rayon de 10 km et des volailles dans un rayon de 1 km, interdiction de remise en place dans un périmètre de 20 km. Autant de mesures de précaution qui interviennent alors que le plan Adour prévoyait le début des remises en place de palmipèdes au 15 janvier, après un vide sanitaire d’un mois dans les 68 communes les plus denses du Sud-Ouest.