Alors que le nombre d’installations tend désormais à se stabiliser après « une baisse historique » des années 80 à 2008, des disparités s’observent entre les départements : si ceux des Pays de la Loire et de Bretagne, les Pyrénées-Atlantiques, l’Aveyron, la Marne et le Nord-Pas de Calais enregistrent le nombre le plus important d’installations, d’autres comme ceux du Bassin parisien, du Sud-est et de la Lorraine, la Corse, la Lozère et le Jura affichent en moyenne un nombre très limité d’installations de 2003 à 2010. D’après l’étude de l’Observatoire national Installation Transmission, présentée lundi 27 février par l’APCA, la CCMSA et les JA lors du Salon international de l’agriculture, cette hétérogénéité s’expliquerait avant tout par « les différents types d’activités agricoles déployées dans chacun de ces bassins : on observe notamment qu’il y a beaucoup plus d’installations d’éleveurs laitiers et beaucoup moins en revanche de maraîchers et d’horticulteurs », a expliqué Cécile Fevre, chargée de mission, agroéconomiste à l’APCA. Le taux de cessation d’activité en maraîchage, pépinière et horticulture est aussi beaucoup plus important qu’en élevage. Autres disparités : parmi les chefs d’exploitation de moins de 40 ans, 38% des femmes ont bénéficié d’une aide pour s’installer contre 57% des hommes, de 2003 à 2010.
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