Après un recul de 9,2 % à 8,7 milliards d’euros des prêts accordés aux agriculteurs en 2024 par le Crédit agricole, le premier financeur de la branche a annoncé une reprise de 5,4 % à 4,4 milliards d’euros au premier semestre 2025, à l’occasion de sa conférence de presse annuelle au Space à Rennes le 16 septembre. Alors que les difficultés en viticulture, en céréales et ovins avaient marqué 2024, toutes les filières sauf la viticulture, restant en crise, ont porté la reprise au premier semestre 2025. Les plus fortes croissances concernent l’aviculture (+ 14,3 %), après deux années de recul liées à l’influenza aviaire, et l’élevage en bovins viande (+ 12,4 %). La baisse des taux a favorisé l’emprunt, a souligné la banque. En Bretagne, les crédits avaient reculé en 2024 de 4,2 % à 896,5 millions d’euros, entraînés par les filières laitière et polyculture-élevage. Ils ont progressé, de 8,1 % à 475,4 millions d’euros au premier semestre 2025, au gré de l’amélioration des résultats et du fait les besoins d’investir, notamment dans la modernisation des bâtiments d’élevage porcin et la transformation des structures de ponte.
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Le Crédit Agricole a présenté ses estimations de besoins en investissements de modernisation des élevages français à l’horizon 2030. Le total établi avec les instituts des filières est de 7,9 milliards d’euros. La rénovation et la décarbonation des élevages porcins demande le plus, 5 Mds d’euros ; suivi de la robotisation des élevages laitiers, 1,5 Md d’euros. La transition hors cage en production d’œufs demande 700 millions d’euros, et la construction de poulaillers de chair autant.