En perspective d’une nouvelle loi visant à améliorer le revenu des agriculteurs, la Fédération du commerce et de la distribution (FCD) cherche à élargir les discussions au-delà des négociations commerciales annuelles et des produits vendus en grande distribution. Les lois Egalim ont principalement abordé la question du revenu agricole par le débouché de la grande distribution. Or, « le poids des négociations annuelles, entre distributeurs et industriels, dans le revenu des exploitants est particulièrement faible au regard de la place accordée au sujet sur le plan médiatique », explique la FCD dans un document publié le 26 mars. Selon les calculs de la fédération, les éleveurs laitiers tirent leur revenu à 71 % de la vente de lait et, sur cette part, 25 % proviennent des ventes en grande distribution et 15 % sont concernés par les négociations annuelles. Autre exemple cité, celui des éleveurs de bovins allaitants qui tirent la moitié de leur revenu de la vente de viande. La part provenant des ventes en grande distribution est chiffrée à 23 %, et 10 % sont concernées par les négociations annuelles.
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Autre façon de calculer : les volumes. « La grande distribution alimentaire représente moins de la moitié des débouchés des exploitations agricoles », résume la FCD. Selon ses calculés, la filière laitière française exporte ainsi 40 % de sa production et, sur les 60 % vendus en France, 35 % partent en grande distribution, 19 % en restauration hors domicile et 6 % dans d’autres circuits. À noter que la loi Descrozaille a étendu Egalim aux produits de marques de distributeur dont les tarifs sont négociés en dehors des négociations annuelles. Par ailleurs, le gouvernement est favorable à un élargissement du dispositif à la restauration.