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La gouvernance de l’IFV désormais adossé à la filière « vin »

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L’Institut français de recherche de la vigne et du vin (IFV) est désormais adossé à la filière viticole, conséquence de la nouvelle gouvernance décidée le 10 janvier. Il est piloté par des représentants de la filière et la volonté de son nouveau président est d’obtenir plus de résultats de la recherche pour faire avancer la viticulture, notamment vers la réduction des intrants.

Trois représentants de la filière entrent comme membres du bureau de l’IFV : le président des interprofessions (Cniv) Jean-Marie Barillière, le président des appellations viticoles (Cnaoc) Bernard Farges et le président du conseil spécialisé viticole de FranceAgriMer Jérôme Despey. En plus de ces trois représentants de la filière au niveau national, le nouveau bureau comprend David Amblevert, président de la FFPV (Fédération française de la pépinière viticole), Bernard Artigue, président de la Chambre d’agriculture de la Gironde, et Denis Velut, membre du conseil d’administration du Syndicat général des vignerons de la Champagne. Trois vice-présidents ont été élus : Jean-Marie Barillière, Bernard Farges et Bernard Artigue. Stéphane Le Foll était venu assister à la désignation du nouveau bureau

L’IFV a élu un nouveau président ce 10 janvier : Bernard Angelras, président de l’ODG (organisme de défense et de gestion) Costières de Nîmes et membre du conseil d’administration de l’interprofession régionale Inter Rhône. Il succède à Bernard Nadal, viticulteur au Pic Saint Loup, qui était en poste depuis 2004.

Combattre le dépérissement de la vigne et réduire les doses de pesticides, impératifs pressants

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Juste après avoir été élu, Bernard Angelras a expliqué à la presse spécialisée pourquoi cette gouvernance est désormais plus proche de la profession. « La filière a plus que par le passé besoin de la R & D (recherche-développement). Il faut plus que jamais l’accompagnement de la recherche pour faire avancer la viticulture ». Avancer vers quoi ? Le nouveau président de l’IFV a rappelé les défis adressés à la filière : combattre le dépérissement de la vigne, ce phénomène encore obscur, et réduire les doses de pesticides. Les professionnels de la filière ressentent la pression des associations environnementales et de riverains et des pouvoirs publics pour réduire ces doses. Du coup, ils mettent aussi la pression sur les chercheurs : « Vous m’entendrez souvent parler d’obligations de résultat de la recherche et non plus seulement d’obligations de moyens pour réduire l’utilisation des phytosanitaires », a souligné Bernard Angelras.

« Vous m’entendrez souvent parler d’obligations de résultat de la recherche pour réduire l’utilisation des phytosanitaires »