Le nouveau Service public de l’équarrissage (SPE) des animaux morts à la ferme pourrait démarrer début juillet, selon Yves Berger, directeur de l’Office de l’élevage. « Nous attendons le feu vert politique », a-t-il déclaré le 16 juin. Selon lui, à l’exception du département du Rhône, les marchés sont aujourd’hui attribués dans tous les départements français, suite à l’appel d’offres des pouvoirs publics lancé à l’automne 2005. Mais selon lui, le dépassement du budget prévu pourrait retarder le coup d’envoi. La facture s’élèverait à 154 millions d’euros au lieu des 136 millions prévus par Bercy. Or personne ne semble résolu à payer le surplus de 18 millions. Yves Berger exclut d’emblée les éleveurs, dont le montant de leur participation a déjà été fixé par Bruxelles. Seuls restent en lice, l’État et les abatteurs. Le Syndicat national de l’industrie des viandes (Sniv) a fait savoir qu’il refuse une nouvelle hausse de « la taxe abattage » (finançant une partie du SPE) pour ne pas « affaiblir encore plus le secteur de l’abattage-transformation » français. Selon Yves Berger, le ministère de l’Agriculture pourrait apporter une réponse au congrès de la FNICGV (Fédération de l’industrie et du commerce des viandes) qui se tiendra les 22 et 23 juin à Toulouse.
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