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Côte-d’Ivoire La relance de l’agriculture ivoirienne au cœur des programmes des deux présidents

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L’agriculture est au cœur des programmes des deux présidents de Côte-d’Ivoire, qui se disputent la victoire de l’élection présidentielle du 28 novembre dernier, l’ancien Premier ministre Alassane Drahmane Ouattara, reconnu par la communauté internationale, et le président sortant Laurent Gbagbo.

Selon la FAO, l’agriculture est la principale activité économique de la Côte d’Ivoire. Elle est à l’origine de la prospérité du pays, dans les années 60 et 70, mais aussi de son déclin à partir du milieu des années 80 à cause des politiques « internes inadaptées » et de la chute des cours des principales cultures d’exportation, notamment le café et le cacao. La Côte-d’Ivoire est le premier producteur de cacao et 6e producteur de café au monde. Le « faible » niveau de productivité lié au système de culture extensif à faible rendement et la mécanisation agricole insuffisante caractérise la production, à l’exception de quelques cultures de rente : canne à sucre, riz, banane poyo, et ananas. A cela s’ajoute la dégradation des ressources naturelles du fait de la déforestation rapide, des feux de brousse, de la faible productivité de l’élevage.
Pour interrompre le déclin, Alassane Ouattara propose un programme d’investissement et de modernisation de 1 100 milliards de francs CFA (1,6 million d’euros) pendant 5 ans. Son objectif : assurer la sécurité alimentaire du pays, procurer des revenus « décents et réguliers » aux populations rurales, créer des « milliers » d’emplois permanents et améliorer, parallèlement, les conditions de vie des ruraux.
Selon Laurent Gbagbo, « il faut poursuivre les réformes engagées dans les filières agricoles ». Les 26 et 27 juillet 2010, son gouvernement avait organisé les assises de l’agriculture de Côte-d’Ivoire qui ont été l’occasion de faire un état des lieux sur le secteur, afin de lui trouver les moyens de relance. Les travaux avaient abouti à la mise en place d’un Programme national d’investissement agricole (PNIA) pour la période 2010-2015, pour un financement global de 896 milliards de francs CFA (1,36 milliard d’Euro). Les représentants du secteur agro-sylvo-pastoral, des ONG, des bailleurs de fonds et des organismes de recherche convaincus, ont pris l’engagement d’accompagner la Côte d’Ivoire dans ce défi.

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