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Vins La vendange 2005 promet 310 M de bouteilles de Champagne

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Alors que la récolte s’achève sur une note optimiste en Champagne, l’interprofession champenoise s’insurge à son tour sur le mauvais accord entre les Etats-Unis et l’Union européenne sur le commerce des vins.

Selon le Comité interprofessionnel du vin de Champagne (CIVC) les vendanges qui viennent de s’achever, ont permis une « récolte généreuse et de qualité ». « Commencée le 9 septembre dans les secteurs les plus hâtifs, la cueillette s’est déroulée par un temps frais, sec et ensoleillé », souligne le CIVC dans un communiqué. « Après les frayeurs de début septembre dues à une météo chaotique, la vendange qui s’achève en Champagne confirme finalement les pronostics optimistes de la fin août qui prévoyaient une récolte généreuse et de qualité », écrit encore le comité.

Les vendanges des quelque 30 500 hectares de l’appellation s’annonçaient particulièrement abondantes, avec des grappes volumineuses, généreuses en sucre et pour la plupart en bonne santé.

Selon le CIVC, pour 2005, que beaucoup imaginent en millésime (en Champagne, on ne millésime que les meilleures années), «l es œnologues annoncent déjà des vins subtils et aromatiques ».

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Le rendement maximum autorisé, fixé à 13 000 kilos de raisins à l’hectare, assorti de 1 500 kilos placés en réserve qualitative, devrait permettre de produire au moins 310 millions de bouteilles, presque toutes assurées d’être vendues.

Il est urgent de reprendre la négociation UE/USA

Par ailleurs, le CIVC a réagi comme d’autres organisations viti-vinicoles à l’accord bilatéral signé le mois dernier Cf Agra alimentation n° 1896 du 15.09.05, p. 11 entre l’Union européenne et les Etats-Unis qu’il a qualifié de « déséquilibré et très insuffisant ». Certes cet accord « écarte la menace d’une procédure de certification envisagée par Washington qui aurait beaucoup entravé les exportations européennes de vins vers les USA, mais il marque aussi une occasion ratée de régler définitivement la question des noms géographiques européens considérés aux Etats-Unis comme “semi-génériques” ». Les « graves usurpations actuelles » demeurent « la véritable origine des produits concernés est toujours dissimulée aux consommateurs américains » tandis que « l’UE reconnaît toutes les pratiques œnologiques américaines, y compris celles qu’elle n’autorise pas pour les vins de ses Etats membres ». Il est donc « indispensable » pour les Champenois que « la seconde étape de la négociation s’ouvre rapidement et que cette importante concession trouve une contrepartie équitable dans l’abandon complet et définitif sur le territoire américain de toutes les usurpations des noms géographiques comme celui en particulier de Champagne ».