En 2015 Labeliance espère doubler sa levée de fonds pour accompagner le financement de projets agricoles. Le fonds d'investissement avait levé 3M€ en 2013, 7M€ en 2014, investis surtout dans le secteur viticole. Il vient de signer, avec le groupe FDSEA 51 (Marne), un nouveau partenariat.
Le fonds d'investissement Labeliance invest vise une levée de fonds de 15 millions d'euros en 2015, pour accompagner le financement de projets agricoles, annonce son président Gérald Évin, le 24 février, au Salon de l'agriculture. En 2013, la première levée de fonds avait atteint 3 millions d'euros et permis d'accompagner six projets. En 2014, le fonds a plus que doublé, à 7 millions d'euros. « On est surtout présent en viticulture », précise Gérald Évin. Depuis deux ans, le fonds multiplie les partenariats. Après les structures nationales (APCA, FNSafer), les coopératives (Cooperl, Vinovalie) et les syndicats (Fédérations nationale ovine et de producteurs de fruits et légumes), a signé, en septembre dernier, un partenariat avec une structure locale, le groupe FDSEA 51 dans la Marne, à l'initiative des JA et FDSEA locaux. « Il y a dans la Marne une expertise qui a des années d'avance sur le reste de la France », estime Gérald Evin.
Un premier projet en bovin lait
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Le premier projet issu de ce partenariat, une exploitation laitière souhaitant passer de 100 à 200 vaches, doit être validé au premier trimestre 2015. Dans le dispositif proposé par Labeliance, l'agriculteur détient au moins 51% des parts de son projet. Le reste est détenu par Labeliance et un Gufa (groupement d'utilisation de financements agricoles) créé par une organisation agricole, à hauteur de 1%, pour une durée de 5 à 10 ans. À l'issue de cette période, Labéliance se retire. « Quand Labéliance apporte 100 000 euros, c'est autant d'argent que l'agriculteur n'a pas à rembourser pendant les 10 premières années, les plus délicates, explique Jean-Baptiste Vervy, directeur de FDSEA Conseil. Ce sont des capitaux qui viennent temporairement, c'est le coup de pouce pour que le projet se fasse. Cet argent est un peu plus cher que celui des banques (environ 5% d'intérêt) mais c'est un choix stratégique ». Le Gufa de la Marne s'appellera Terre de projets et « dira, en tant que spécialiste du monde agricole, si le projet et l'homme tiennent à la route », commente Jean-Baptiste Vervy. Qu'il soit adhérent au syndicat ou non », et du département ou non. La FDSEA vise en particulier des projets d'engraissement de bovins viande ou de méthanisation.